La Monstera obliqua est une plante qui soulève de nombreuses discussions au sein des passionnés de plantes. D’un côté, certains la voient comme un joyau rare, tandis que d’autres estiment que le concept de rareté est parfois galvaudé. En parcourant divers témoignages, on découvre des perspectives très variées qui montrent bien la complexité de ce débat.
Avant de plonger dans les anecdotes et réflexions, je vous invite à consulter cet article « Monstera Obliqua : tout sur cette plante rare et unique » pour une immersion détaillée dans le monde fascinant de cette espèce.
Rareté, hyper ou réalité ? Les avis divergent
crazysucculover : « Je pense que la rareté est subjective en fonction du marché et de la région. Personnellement, ce que je considère comme rare, ce sont des plantes que je ne rencontre jamais ou dont je n’ai même jamais entendu parler. »
Dependent-Sign-2407 : « C’est dingue de voir des gens dépenser 400 $ pour une plante rare qui ressemble à une diva compliquée. Pendant ce temps, mes pothos communs prospèrent avec un minimum d’entretien !»
Ces témoignages montrent bien les divergences entre ce que l’on considère comme rare. Cela dépend non seulement du lieu mais aussi de l’objectif du cultivateur. Est-ce pour l’amour des espèces uniques ou pour impressionner sur Instagram ? Certains vont jusqu’à acheter des plantes presque impossibles à entretenir, soutenant que leur rareté réside dans leur complexité de soin.
Une rareté qui devient accessible ?
sapphirerabbit6 : « Avant, certaines plantes comme la ZZ Raven étaient introuvables. Aujourd’hui, elles sont vendues à 20 $ dans des grandes chaînes comme Home Depot. Cela montre bien que la rareté est souvent liée à l’offre et à la demande. »
Avec l’arrivée de la culture tissulaire (tissue culture), certaines plantes autrefois considérées comme rares, comme la Monstera adansonii ou la Pink Princess Philodendron, sont devenues abondantes. Cela a fait baisser leur valeur sur le marché, au grand dam de ceux qui les avaient achetées à prix d’or.
La rareté régionale : un argument clé
TBDID : « Quand je vivais dans le Queensland, des plantes communes là-bas étaient ultra prisées à l’étranger. Cela montre que la rareté est totalement subjective. »
En effet, une plante commune dans une région peut être rarissime ailleurs. Par exemple, certaines espèces de cactus en Amérique latine sont si abondantes qu’on les considère comme banales. Cependant, elles deviennent presque introuvables dans d’autres parties du monde.
Le charme des plantes rares ou l’amour de leur esthétisme ?
hrhAmyB : « Honnêtement, je ne comprends pas l’obsession pour la rareté. Ce qui me plaît dans une plante, c’est son apparence et non sa rareté supposée. »
cuddlychitin : « J’aime les plantes faciles à entretenir et esthétiquement plaisantes, même si elles sont communes. Celles qui nécessitent une humidité spécifique et de l’eau osmosée ? Très peu pour moi. »
Cela met en lumière que pour beaucoup, le critère esthétique prime sur tout le reste. Pourquoi investir dans une plante rare et compliquée quand une espèce plus courante peut apporter autant de satisfaction visuelle ?

Conséquences de la « rareté fabriquée »
Un élément clé dans ce débat est la rareté artificielle créée par le marché. Certaines plantes, popularisées sur les réseaux sociaux, deviennent subitement objets de convoitise, parfois au-delà de leur véritable valeur écologique ou esthétique.
sxrrycard : « Les plantes rares d’il y a deux ans, grâce à la culture tissulaire, tapissent désormais les étagères des magasins. Cela crée de la frustration chez ceux qui ont payé le prix fort dans leur période hype. »
Je partage cette observation. En travaillant dans le domaine de l’horticulture, j’ai vu des espèces comme la Monstera albo se démocratiser, bien que certains marchés continuent de maintenir une aura de rareté pour justifier des prix élevés.
Quelques critères pour vraiment définir la rareté
- Disponibilité limitée : Une plante ne se trouve pas dans les magasins classiques ni en ligne.
- Difficulté à propager : Si la reproduction prend des années, cela limite inévitablement l’offre.
- Endémisme : Des plantes spécifiques à une région ou un habitat particulier, parfois menacées dans leur environnement naturel.
Conclusion : la rareté, un concept en mouvement
L’intérêt pour les plantes « rares » découle souvent d’un mélange entre l’esthétisme, le défi de la culture et la quête de distinction sociale. La Monstera obliqua reste emblématique de cette tension entre engouement populaire et véritables exigences botaniques.
N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire. Cultivez-vous pour la beauté de la plante ou plutôt pour son côté exclusif ?

