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Dossier

Recyclage et déchets

Recyclage et déchets : le tri est utile, mais il arrive à la fin de l’histoire : il traite ce qui a déjà été produit. Le seul déchet dont l’impact est nul est celui qui n’existe pas — un ordre de priorité que les campagnes publiques inversent souvent.

Ce dossier explique ce que devient réellement chaque matière une fois collectée, pourquoi certains plastiques ne se recyclent pas malgré le logo, ce que valent les plastiques dits biodégradables — la plupart ne se dégradent que dans un composteur industriel, jamais dans un champ ou en mer —, et comment réduire à la source sans transformer sa vie en parcours d’obstacles. Le fil conducteur du dossier tient en une phrase : la meilleure filière de recyclage reste celle qu’on n’a pas eu besoin d’utiliser.

18 articles publiés

Les articles du dossier

1erle déchet évité, avant le déchet triéhiérarchie des déchets
Industrielle seul milieu où se dégradent la plupart des « biodégradables »EN 13432
Marginall’effet climatique du tri face au transport et au chauffageADEME

Recyclage et déchets : le tri arrive à la fin de l’histoire

Le tri est utile — pour les matières, pour les décharges, pour l’incinération — mais il traite ce qui a déjà été produit. Le seul déchet dont l’impact est nul est celui qui n’existe pas. Cette hiérarchie, réduire puis réemployer puis recycler, est officielle ; les campagnes publiques l’inversent souvent en concentrant le message sur le geste final.

Le tri et le climat : un effet marginal

Sur le climat spécifiquement, l’effet du tri est marginal comparé aux trois postes qui dominent une empreinte individuelle : les déplacements, le logement et l’alimentation. Le dire n’est pas décourager le tri : c’est éviter qu’il serve d’alibi.

Ce que devient réellement chaque matière

Le verre et les métaux se recyclent en boucle quasiment sans perte de qualité. Le papier et le carton perdent en résistance à chaque cycle, avec 5 à 7 cycles possibles selon la fibre. Les plastiques, eux, dépendent de leur résine : le PET des bouteilles et le PEHD des flacons se recyclent bien, les emballages multicouches presque pas, et le logo triangulaire n’a jamais signifié « recyclable » — il indique seulement une catégorie de résine, de 1 à 7.

Quant aux plastiques dits biodégradables, la plupart ne se dégradent que dans les conditions d’un composteur industriel — température élevée maintenue plusieurs semaines. Abandonnés dans un champ ou en mer, ils se comportent à peu près comme un plastique ordinaire.

Ce que vous trouverez dans ce dossier

  • Le devenir réel des matières collectées, filière par filière.
  • Les consignes de tri et leurs pièges les plus fréquents.
  • La réduction à la source, sans transformer sa vie en parcours d’obstacles.
  • Pour les ordres de grandeur d’une empreinte complète : la calculette.
  • Un repère : selon l’ADEME, réduire de 10 % ses achats neufs pèse davantage sur une empreinte que trier 100 % de ses emballages. Voir Conso et Agir.

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