En pleine nuit, un son grave et profond se répand dans les bois : « hou hou ». Ce cri si typique est souvent attribué aux hiboux. Mais comment s’appelle vraiment ce cri du hibou ? Et parle-t-on du même cri chez toutes les espèces ou même chez les chouettes ? À travers une analyse précise, on explore les subtilités linguistiques, biologiques et culturelles qui entourent le langage vocal de ces rapaces nocturnes. Vous allez apprendre que le cri du hibou ne se résume pas à une simple onomatopée.
| 🦉 Le Cri du Hibou en Bref | |
|---|---|
| Nom du cri | Hululement ou ululement |
| Verbes associés | Hululer, ululer, boubouler, bubuler, frouer, huer, miauler, tutuber |
| Onomatopée 🇫🇷 | « hou hou » |
| Onomatopées internationales 🌍 | Anglais : « Hoo hoo », Indonésien : « Kuk-kuk », Turc : « Gu guk guuk », Néerlandais : « Oehoe » |
| Spécificités selon les espèces |
|
| Fait étonnant ❗ | La chouette n’est pas la femelle du hibou ! Ce sont deux espèces différentes. |
| Recherches récentes | Pas d’études spécifiques sur les hiboux en 2023, focus sur autres espèces. 📊 |
Comment s’appelle le cri du hibou : les termes exacts
Des noms bien définis
En français, le cri du hibou est appelé hululement, parfois aussi ululement. Ces deux noms sont synonymes, bien qu’« hululement » soit davantage utilisé.
Le verbe associé est hululer (ou ululer, moins courant). Il désigne l’action de pousser ce cri profond et rauque, souvent perçu comme mystérieux.
Une richesse de termes associés
Outre ces appellations principales, plusieurs autres verbes anciens ou poétiques décrivent également la vocalisation du hibou :
- Boubouler
- Bubuler
- Frouer
- Huer
- Miauler
- Tutuber
Ces variantes s’emploient rarement aujourd’hui mais enrichissent le registre littéraire et naturaliste décrivant ce rapace nocturne.
« Le hibou hulule dans la brume » : une phrase souvent utilisée en poésie pour symboliser l’ambiance nocturne et mystique de la forêt.
Onomatopée du cri du hibou en français et dans le monde
Les sons interprétés par l’homme
Le cri du hibou est souvent retranscrit comme « hou hou » dans notre langue. Cette onomatopée imite directement le son grave émis par plusieurs espèces lorsqu’elles communiquent entre elles ou revendiquent leur territoire.
Voici un aperçu des onomatopées utilisées dans d’autres langues :
| Langue | Onomatopée |
|---|---|
| Anglais | Hoo hoo / Twit twoo / Toowit toowoo |
| Bahasa Indonésien | Kuk-kuk |
| Turc | Gu guk guuk |
| Néerlandais | Oehoe |
Chaque culture perçoit et retranscrit différemment ces sons, soulignant la diversité auditive et culturelle du cri du hibou.
Différences entre les espèces : un cri aux multiples visages
Les hiboux : des sons très variés
Tous les hiboux ne hululent pas de la même manière. Chaque espèce développe un répertoire spécifique :
- Grand-Duc d’Amérique : produit un cri grave et rythmique : « Who’s awake ? Me too »
- Chouette Rayée : cri rocailleux, reconnaissable à son rythme distinctif : « Who cooks for you ? Who cooks for you all ? »
- Petit-Duc des Montagnes : émet un croassement dur, sec, peu musical
- Hibou Moyen-Duc : semble souffler dans une bouteille, avec des intervalles réguliers et feutrés
- Hibou des Marais : produit des aboiements brefs et rauques, assez inhabituels
Conseil perso : Si tu entends un cri étrange la nuit mais que ça ressemble davantage à un grognement ou un couinement qu’à un houhou classique… Ce n’est peut-être pas un hibou ! Certaines chouettes ou même des mammifères nocturnes peuvent être trompeurs à l’oreille.
Et les chouettes ?
La confusion est fréquente entre hiboux et chouettes. Pourtant, leurs vocalisations diffèrent clairement. Par exemple :
- Chouette Effraie : elle ne hulule pas. Son cri est aigu, long et strident, parfois perçu comme angoissant.
- Elle émet aussi des claquements secs lorsqu’elle est menacée, et des roucoulements doux durant la phase de séduction.
Certains mâles modifient intentionnellement la hauteur de leurs cris pour séduire plus efficacement les femelles durant la période nuptiale.
Petit bonus : La chouette n’est pas la femelle du hibou ! Ce sont bien deux espèces distinctes, avec leurs propres caractères biologiques, morphologiques, et donc acoustiques.
Cri du hibou : vers les sciences de la vocalisation
Ce que dit la recherche
En 2023-2024, peu d’études scientifiques récentes se sont concentrées directement sur les vocalisations de hiboux spécifiques. La plupart des recherches portent plutôt sur les dynamiques de communication acoustique de groupes d’animaux, comme les gerbilles ou les marmosets.
Pour des données détaillées concernant les rapaces nocturnes, les bases de données spécialisées en ornithologie (comme Xeno-canto, ou le Macaulay Library) sont les meilleurs outils. On y retrouve des enregistrements de qualité, parfois analysés spectralement.
Vocalisations et comportements
Chez les hiboux, le cri sert plusieurs fonctions :
- Délimiter le territoire
- Séduire une partenaire
- Communiquer avec les progénitures
- Signaler un danger ou alerter
Chaque son est donc intentionnel et soigneusement produit. Ce ne sont pas des vocalisations hasardeuses, mais bien un langage structuré à des fins biologiques précises.
Hibou ou chouette : qui hulule vraiment ?
Dans l’usage courant, beaucoup considèrent que tous les rapaces nocturnes hululent. Pourtant, seul un nombre restreint d’espèces le fait réellement.
La distinction repose surtout sur la présence ou non des aigrettes, ces petites touffes de plumes sur la tête :
- Hibou : a des aigrettes, et hulule (dans la majorité des cas)
- Chouette : pas d’aigrettes, et crie ou chuinte selon l’espèce
Ce petit détail permet souvent d’identifier facilement l’oiseau… même sans le voir.

