Vous avez peut-être entendu parler du casoar pour sa réputation d’oiseau dangereux, mais avez-vous déjà entendu son cri ? Ce son étrange, grave et presque irréel intrigue autant les scientifiques que les curieux. Entre infrabasses, mugissements et vibrations ressenties dans la poitrine, le cri du casoar ne ressemble à aucun autre dans le règne aviaire.
| 🔍 Aspect | 🗒️ Détails |
|---|---|
| Nature du cri | Sons profonds et graves, évoquant mugissements ou grondements |
| Fréquence | 20 à 32 Hz (très basse fréquence, quasi inaudible 👍) |
| Tonalité & propagation | Très grave, sensations plutôt qu’écoute ; parfaite transmission à travers les forêts 🌳 |
| Quand ? | Principalement pendant la reproduction (mai à nov.) ou en cas de stress ⚠️ |
| Fait étonnant 🧐 | Le casoar peut produire des infrasons (sous 20 Hz) – très rare chez les oiseaux ! |
| Ce qu’on ignore encore 🤷♂️ | Pas de données précises sur la signification exacte des cris à ce jour |
Comment s’appelle le cri du casoar ?
Contrairement à d’autres oiseaux pour lesquels un nom spécifique désigne le cri (comme le « chant » du merle ou le « croassement » du corbeau), le cri du casoar ne possède pas de terme vernaculaire défini. En ornithologie, il est plutôt qualifié par sa nature sonore : un grondement grave, parfois assimilé à un mugissement sourd. Certains chercheurs l’identifient comme un appel territorial durant la période de reproduction ou comme une vocalisation de stress.
Mais ce qui rend le cri du casoar si particulier, c’est sa fréquence exceptionnellement basse. Il figure parmi les rares oiseaux capables de produire des infrasons, autrement dit des sons situés sous les 20 Hz.
Les caractéristiques du cri du casoar
Des infrasons uniques chez un oiseau terrestre
Le cri du casoar se situe entre 20 et 32 Hz, un seuil auditif à peine perceptible pour l’oreille humaine. Ce type de son n’est pas entendu de manière classique, mais plutôt ressenti sous forme de vibrations. Ce mode de communication est extrêmement rare dans le monde aviaire et souligne les capacités physiologiques étonnantes du casoar.
« Le cri du casoar est si grave qu’on le ressent plus qu’on ne l’écoute. C’est une preuve de l’évolution adaptative de l’espèce au milieu forestier. » – Extrait d’un rapport ornithologique (source non publiée)
Propagation à travers les forêts tropicales
Le casoar évolue dans des forêts humides et denses, principalement en Australie et en Nouvelle-Guinée. Dans ce type d’environnement, les sons graves voyagent mieux que les sons aigus. Le cri du casoar est donc parfaitement adapté pour parcourir de longues distances sous les frondaisons épaisses.

Quand le casoar pousse-t-il ces cris ?
Les cris du casoar sont le plus souvent observés entre mai et novembre, pendant la saison de reproduction. Durant cette période, les adultes cherchent à marquer leur territoire, attirer un partenaire ou protéger leur nid. Les vocalisations peuvent aussi survenir dans des situations de stress, par exemple lorsque l’oiseau se sent menacé ou dérangé par la présence humaine.
Les parents casoars, essentiellement les mâles qui élèvent seuls les petits, peuvent également émettre des sons particuliers pour avertir ou rassembler leur progéniture.
| Contexte | Type de cri | Fonction possible |
|---|---|---|
| Reproduction | Appel sourd et prolongé | Attraction ou intimidation |
| Stress / Menace | Grondement rapide ou répété | Alerte ou défense |
| Communication avec les petits | Basses modulées | Coordination ou rappel |
Le cri du casoar en vidéo
Les descriptions c’est bien, mais rien ne remplace l’expérience directe. Voici une courte vidéo qui capture parfaitement le cri du casoar et son intensité presque surréelle.
Un cri rare chez les oiseaux : pourquoi le casoar ?
Ce type de production sonore n’est pas courant dans le règne aviaire. Les seuls autres oiseaux connus pour produire des infrasons appartiennent à des groupes très spécifiques comme certaines columbidés ou grues. Le casoar tient donc une place singulière dans l’évolution bioacoustique des oiseaux.
Pourquoi cette adaptation ? Le casoar est un gros oiseau incapable de voler. Du fait de son habitat forestier opaque et de sa nature solitaire, il avait besoin d’un moyen de communication discret mais puissant, capable de traverser les obstacles naturels. Les sons graves offrent cette possibilité tout en évitant les prédateurs, qui sont souvent moins sensibles aux très basses fréquences.
Le silence en dit long
Les scientifiques n’ont toujours pas entièrement décodé la signification exacte des cris selon les contextes. L’absence de publications récentes ou d’études ciblées rend l’analyse comportementale difficile pour cette espèce très discrète et difficile à observer dans son milieu naturel.
« Il reste encore beaucoup à apprendre sur la communication du casoar. Ce cri n’est que la surface d’un ensemble de comportements complexes. » – Biologiste éthologue spécialisé en faune australienne
En résumé, même si le cri du casoar reste encore mystérieux dans certains aspects de son interprétation, ses caractéristiques physiques, son rôle dans la reproduction et sa propagation sonore en font un objet de fascination dans la recherche ornithologique moderne.
